La Ruche Divisible 4x4

Technique Apicole

Il ne faut pas perdre de vue que le succès en apiculture vient dabord de la bonne miellée et de la valeur de la reine. Le succès inespéré d'un début peut faire apparaître l'apiculture comme une chose bien plus simple qu'on a bien voulu le dire et c'est ainsi que le débutant peut-être amené l'année suivante à manquer de vigilance et si la saison est alors médiocre cela peut entraîner la perte de la prospérité du rucher et de médiocres résultats.

Il faut avoir un matériel de bonne construction, standardisé. Il faut des grilles à reine (au moins une) Elles simplifient beaucoup les manoeuvres. Il faut des rayons impeccables en cellules d'ouvrières sans boursouflures ni concavités facilitant la mobilité des cadres. Une ruche divisible, bien conçue, facilite les manoeuvres, l'élevage économique de reines et l'organisation des nucléi de fécondation. Il convient d'établir un programme de travail :

  1. La visite générale du Printemps a permis d'évaluer chaque colonie par l'importance de sa population, des réserves de miel, du couvain et de la qualité de ce dernier. C'est sur les meilleures ruches que l'on appliquera le plan anti-essaimage avec renouvellement de reine.
  2. Après la dernière récolte de miel et pas plus tard qu'au 15 août on détectera les colonies à ravitailler par apport de cadres de miel ou par un nourrissage ; celles à rémérer, étant donné les médiocres résultats comparatifs de récolte ou parce que les reines sont de 3ème année. Pensez également à combattre le varroa.

La miellée principale commencée, ne plus toucher aux colonies de rapport ou d'avenir, se contenter d'investigations discrètes par les vitres ce qui suffit pour détecter le besoin de hausses supplémentaires.

Il faut avoir des emplacements libres dans le rucher et aussi entre chaque ruche pour être à l'aise au travail ; des panneaux couvre-cadres supplémentaires pour couvrir les éléments de ruches mis à découvert provisoirement ainsi qu'un surplus de matériel représentant le ¼ des colonies de rapport. Il convient de laisser un intervalle de 1m50 entre chaque ruche et, pour le moins, l'espace suffisant en vue d'intercaler provisoirement une ruche supplémentaire pour manoeuvres telles que : réunion, dépôt provisoire de cadres d'une ruche à visiter à fond etc.…En outre cet intervalle permet de faire le tour des ruches, de se placer sur le côté pour observer ce qui se passe au trou de vol ou pour y secouer des abeilles. La disposition deux par deux favorisera éventuellement les réunions. Ces deux ruches seront établies sur un chantier de 2m de long élevé à 40 cm du sol. L'herbe sera fauchée à ras ou détruite écologiquement.

Deux principales techniques sont utilisées : l'apiculture simpliste avec agrandissement par le bas. Cette conduite respecte la biologie des abeilles, nen force pas la nature, mais peut aboutir à des situations auxquelles l'apiculteur ne peut remédier. Elle entraîne une importante proportion de non-valeurs qui a pour cause la consanguinité ; la sélection est ignorée et s'il existe une maladie du couvain l'apiculteur ne s'en rendra pas compte, puisqu'il ne visite jamais ses colonies. Si au contraire il agrandit, parfois exagérément, par le haut, la reine poursuit sa ponte de plus bel et s'épuise précocement, parfois subitement et son renouvellement ne se fait pas toujours dans de bonnes conditions ; cest ainsi qu'on trouve des ruches bourdonneuses ou orphelines en fin d'hiver.

L'apiculture moderne avec agrandissement par le haut s'oppose aussi à l'essaimage et ainsi au renouvellement consécutif de la reine mais le système de ruche « divisible » avec cadre unique obvie à cet inconvénient car il permet et facilite les manœoeuvres (plan Demaree par ex.) visant à provoquer un élevage royal tout en supprimant l'essaimage ; il autorise le renouvellement partiel ou total du nid à couvain qui est une mesure prophylactique des plus bénéfique. La ruche « Langstroth » est l'exemple typique de ce système mais le poids dun seul élément (40Kg) en réduit beaucoup sa maniabilité ; elle est trop vaste, insuffisamment peuplée, manquant de chaleur pour une colonie moyenne. Le remède serait de placer au-dessus du nid la grille et des étages de hauteur réduite ce qui lui ôterait tout son intérêt de « divisible ». Un élément de ruche divisible 4x4 pèse 18 Kg et ce volume convient aux petites et moyennes colonies qui se développent parfaitement. Dans les débuts de l'utilisation de divisibles on peut se trouver un peu dépassé par le fait que l'on doit gérer 50 cadres au lieu de 30 mais l'habitude vient vite ; hausses et cadres bas sont très maniables et le temps passé est réduit de moitié par rapport à un rucher composé de ruches classiques. On apprend aussi à manier des éléments entiers au lieu de cadres. Ce qui revient à dire qu'avec moins de fatigue l'on peut dans une journée s'occuper du double de ruches ce qui financièrement est loin d'être négligeable !

 
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